Depuis des centaines d’années les dauphins exercent une fascination sur les hommes. Il existe des légendes et des mythes provenant d’innombrables pays dans le monde. De nos jours, les thérapies en présence de dauphins, les séminaires et les vacances dans des régions habitées par des dauphins en liberté connaissent une grande prospérité.
Aucun autre animal ne fait l’objet d’autant d’interprétation mythique que le dauphin.
Les dauphins sont considérés comme des créatures pacifiques et spirituelles. Les rapports de chercheurs mentionnant des actes d’agression parmi les dauphins sont reçus comme des mensonges ou des actes terribles. Les dauphins sont tout à fait capables de tuer leurs proches les plus faibles ; les mâles « détournent » les femelles pour les forcer à s’accoupler contre leur gré. (1) Pourtant nous acceptons le fait que même « l’espèce la plus proche de nous », à savoir les singes anthropoïdes connaissent l’agression et la violence. Pour quelle raison s’obstine-t-on - et souvent tout en sachant le contraire - à vouloir conserver cette image pacifique et toujours souriante du dauphin ?
Tout en développant le Neurophone, Patrick Flanagan alors âgé de 14 ans, fit par hasard la découverte d’un autre sens (2), qui indiquerait un possible rapprochement entre les hommes et les dauphins. Le Neurophone de Flanagan, un appareil qui transmet des ondes ultrasonores directement au cerveau en passant par la peau, permet à l’homme d’entendre par la peau. Cette capacité humaine « ultrasensible » est restée inexplorée jusqu’à la découverte du Neurophone qui utilise et développe ce sens. Il a fallu plus de 40 ans, jusqu’à ce que Martin Lenhardt de l’université de Virginie apporte la preuve en 1999 du fonctionnement de ce « septième sens » (3). Lenhardt utilisa une reproduction du Neurophone et fut en mesure de démontrer que les ondes ultrasonores pouvaient être transmises au Sacculum par la peau. (4) Le Sacculum est une glandule située à l’intérieur de l’oreille responsable de notre sens de l’équilibre. Des ramifications nerveuses partent du Sacculum vers la mémoire à long terme (ce qui explique la fonction du Neurophone comme appareil pour l’apprentissage rapide), mais atteignent aussi d’autres régions cérébrales, telle que la surface du cerveau qui permet d’interpréter les signaux comme des perceptions de son. Cela produit une sorte de son en trois dimensions, un son « holographique » (5), perçu au centre de la tête et qui se distingue clairement de ce que l’on entend « normalement ».
Chez les dauphins, le Sacculum n’est autre que l’ouïe. Le fait d’entendre de façon holographique est beaucoup plus important dans l’espace où évoluent des dauphins. Les hommes vivent seulement partiellement dans un espace en trois dimensions. Nos pieds sont toujours « collés » au sol - nous nous déplaçons donc simplement en deux dimensions au travers d’un environnement en trois dimensions. Les dauphins évoluant dans leur milieu aquatique peuvent vraiment utiliser toutes les dimensions de leur environnement, y compris probablement une quatrième dimension, à savoir le temps, comme on le verra plus tard.
Patrick Flanagan dit : « Il est intéressant de constater que le même organe, qui chez les hommes est de la taille d’un petit pois, un tout petit pois - deux millimètres de diamètre - soit l’ouïe chez les baleines et les dauphins. C’est un détecteur d’ultrasons. Chez les hommes, c’est aussi un détecteur d’ultrasons. Mon Neurophone transmet donc au cerveau des sons au travers d’autres canaux [autres que le canal auditif normal], au moyen des mêmes détecteurs utilisés par les baleines et les dauphins. » (6) Patrick Flanagan pense qu’il est possible que nous, les hommes, dans la nuit des temps, ayons utilisé le Sacculum comme ouïe pour communiquer avec les animaux - les reptiles entendent aussi grâce au Sacculum - et que cette capacité soit tombée dans l’oubli. Cela pourrait en partie expliquer la fascination qu’exercent les dauphins sur les hommes. Il est possible que d’autres organes humains aient des facultés tout comme le Sacculum mais celles-ci demeurent jusqu’à aujourd’hui inconnues... (7)
Dans les années 60, Patrick Flanagan alors âgé de 20 ans, travailla pour la US-Navy (Marine américaine) sur un projet de recherche concernant la communication entre les hommes et les dauphins. Le gouvernement l’avait d’abord remarqué en raison de ses détecteurs d’armes téléguidées fabriqués à partir de pièces d’appareils électroménagers. Peu de temps après, Patrick développa son Neurophone et fut désigné par LIFE-Magazine comme étant un des cents jeunes hommes et femmes les plus importants des Etats-Unis (8). A partir de ce premier Neurophone, Patrick Flanagan conçut un appareil permettant la communication entre les hommes et les dauphins. Avec l’aide d’une équipe de chercheurs, il créa un vocabulaire comprenant environ 30 termes et avec lesquels il pouvait « discuter » avec les dauphins et leur donner de simples ordres. A un certain moment ces animaux intelligents ont renversé le jeu et ont eux-mêmes donné des instructions aux chercheurs... (9).
Puis le chef de projet, Dr. Dwight Wayne Batteau, décéda dans des circonstances mystérieuses qui demeurent à ce jour inexpliquées : Il se noya dans une eau très peu profonde. (10) Le gouvernement abrogea le projet, bien que les scientifiques y participant pensaient qu’en continuant il aurait été possible d’aller beaucoup plus loin dans la compréhension avec les dauphins. La totalité des documents résultant de la recherche furent placés sous le sceau du secret par le gouvernement pendant 50 ans. Ceci, au même titre que la mort douteuse du Dr. Batteau, provoqua des soulèvements de voix affirmant que les résultats de la recherche sur les dauphins étaient considérés par certains personnels militaires comme étant menaçants. (11) Patrick Flanagan parle en connaissance de cause quand il dit : « Quand on s’exerce, on peut vraiment entendre ce qu’ils disent. On n’a pas besoin de machines pour communiquer avec les dauphins et les baleines. Je pense qu’un jour on pourra le faire directement. Nous comprendrons ce qu’ils disent et ils comprendront ce que nous disons. Il s’agit d’une communication à un très haut niveau et je crois que les hommes en seront un jour capable. » (12) D’après Patrick Flanagan, les hommes peuvent engendrer des sons ultrasonores en faisant vibrer leur front. Il pense que c’est ainsi que nos ancêtres auraient déjà pu se comprendre avec les baleines et les dauphins. Même si cela peut paraître comme un conte de fées - un autre mythe du dauphin - cela semble tout de même possible.
Les auteurs Fosar et Bludord ont écrit : « Un événement méta normal est une indication de ce qui demain ou dans cinquante ans pourrait appartenir à notre entourage normal. C’est une indication de ce qui s’annonce dans le futur, mais cela aussi dénote le potentiel inexploré de l’esprit humain, potentiel peut-être aujourd’hui identifiable chez quelques uns mais qui sera accessible pour tous à l’avenir. » (13) Le biologiste britannique Rupert Sheldrake développa la théorie des « champs morphogénétiques ». Dans l’introduction d’un de ses livres il écrit : « Ce livre est une recherche pour savoir s’il serait possible pour la nature d’avoir une mémoire. Il défend l’idée que le système naturel [...] englobe une mémoire collective. Cette mémoire collective a un caractère cumulatif et donc se renforce toujours plus par la répétition. » (14)
Quand on applique cela à la communication entre hommes et dauphins, cela signifie tout simplement : Ce qui était possible auparavant est de nouveau possible. Ce qui se répète souvent, augmente la probabilité de voir un aspect du comportement devenir un modèle de comportement collectif - « le méta normal » devient de manière générale normal et un jour peut être deviendra-t-il ordinaire. En attendant, les découvertes telles que le Neurophone représentent des interfaces et des moyens de communication entre les hommes et les animaux (ou entre les hommes. ce qui est également nécessaire.
Par exemple, un groupe de personnes peut utiliser un Neurophone : il suffit qu’elles soient reliées entre elles en gardant un contact par la peau afin de recevoir ensemble les signaux ou les informations transmis.) Dans son fascicule de description de brevet, Patrick Flanagan qualifie le Neurophone de « machine télépathique électronique »...
Certains chercheurs supposent que les dauphins voient véritablement dans le futur et donc peuvent se mouvoir dans la quatrième dimension, à savoir dans le temps. De la même façon qu’ils peuvent « scanner » les hommes grâce à leur sonar (ce qui correspond à un examen échographique médical, seulement beaucoup plus précis) les dauphins doivent être en mesure de scanner leur environnement et d’utiliser les résultats pour projeter ce qui suit dans les 12 heures à venir. Même les tomates semblent être en mesure de prévoir le temps qu’il va faire de façon fiable. Trois jours avant qu’une zone de haute pression ne se transforme en une dépression, les tomates développent un processus qui renforce leur peau sensible et les protège contre le mauvais temps. (18) Un cas précis de précognition « naturelle » ? Les signes se multiplient, montrant que la télépathie et autres facultés ne sont pas « super naturelles » mais que ce sont les facultés humaines qui sont simplement « sous naturelles ».
Les principes de l’individualisme et de l’exploitation n’ont pas beaucoup apporté à l’espèce humaine de manière globale. Au contraire - petit à petit nous conduisons non seulement la race humaine mais toute la planète au bord du précipice. Depuis la découverte de Darwin on a longtemps cru que le développement évolutif signifiait que grâce à la mutation, des individus plus forts s’affirmeraient, pourtant de plus en plus de recherches montrent que nous allons dans une toute nouvelle direction. En attendant, on suppose que des cellules primitives - des microbes ayant un fort nucléus, point de départ de tout organisme vivant multicellulaire - se sont formées en s’associant, c’est-à-dire par la symbiose. (19) Rupert Sheldrake a démontré avec ses champs morphogénétiques que tout est interconnecté, chaque organisme vivant, chaque pensée laisse une empreinte sur le champ morphogénétique dans lequel nous vivons ensemble. James Lovelock établit déjà à la fin des années 60 la théorie selon laquelle notre planète représente un système auto organisé et interconnecté qui consiste d’organismes vivants. (20) Dans ce cas, l’homme ne serait pas lié uniquement avec les dauphins ou les animaux domestiques mais serait étroitement lié avec tous les organismes vivants.
Le triomphe de l’Internet montre combien l’interconnexion humaine à elle seule peut fonctionner efficacement. L’Internet est un merveilleux exemple d’un système global, développé, qui s’organise et se régularise par lui-même. Le « Indian Institute of Technology » (l’institut indien de technologie) vient de mettre en place un prototype de « Pousse-pousse Internet », qui permet d’accéder à l’Internet même dans les villages les plus reculés grâce à une batterie actionnée par la force musculaire. (21) Les informations sont donc désormais disponibles où que l’on se trouve - comme dans les champs morphogénétiques. Mais nous les hommes avons aussi besoin dans ce cas d’appareils pour agir en tant qu’interfaces entre nous et l’information existante.